À Cilaos, c’est une querelle de voisinage qui vire au drame. Samedi matin, Monique a fait une macabre découverte. Son Paon, qu’elle chérissait depuis 1997, gisait sans vie dans le jardin familial. L’un de ses voisins se plaignait régulièrement du bruit de l’animal. "Il m’a dit que mon Paon faisait du bruit. C’est un animal, tous les animaux font du bruit. Ce voisin a des gîtes, c’est le seul qui m’a fait cette réflexion. Je suis en colère et dégoûtée. Si on fait ça avec un animal, on peut faire ça aussi avec une personne".
Selon les premiers éléments, l’homme aurait pénétré dans la propriété en forçant le portail avant d’assommer le volatile avec du bois. Il reconnaît les faits, mais assure ne pas avoir voulu aller si loin. "Je suis rentré, je l’ai poussé avec le petit bâton que j’avais. Il s’est rebiffé et je l’ai tapé sur le bec. Sur le moment il était abasourdi, il titubait un petit peu. J’ai refermé la cage et finalement j’ai appris le lendemain matin qu’il était mort. J’ai tué malencontreusement un Paon en me souciant de son bien-être".
Des explications qui peinent à convaincre la propriétaire et ses proches.
"Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, il aurait pu s’expliquer. Je suis très déçu".
"Je ne lâcherai pas le morceau, quand un yab de Cilaos entame quelque chose, il va jusqu’au bout"
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le maire de Cilaos a tenu à réagir. "Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte et demande aux autorités compétentes d’agir avec rigueur. De tels comportements ne doivent jamais être tolérés", écrit Jacques Techer.
Les gendarmes se sont rendus sur place dès ce dimanche matin. Une enquête est en cours et l’auteur présumé a été entendu. À Cilaos, c’est tout un quartier qui est sous le choc face à un geste que beaucoup jugent incompréhensible.