Les faits retenus
La cour d’assises de la Gironde a prononcé une peine de 18 ans de réclusion contre Jennifer Bertrand. La mère de 37 ans a admis avoir posé des doudous sur le visage de ses jumelles, âgées de trois mois, avant d’appuyer avec sa main. Elle a expliqué qu’elle souhaitait calmer ses filles au moment du coucher. Cependant, le ministère public a décrit un geste volontaire.
Un état psychique très altéré
Jennifer Bertrand a rapporté une détresse constante depuis la perte de ses enfants. Les experts ont confirmé une altération du discernement, liée à une anxiété intense et à une dépression sévère. Après l’accouchement, elle avait séjourné deux mois dans une unité psychiatrique spécialisée. Elle suivait encore un traitement au moment du drame. À la barre, elle a évoqué une période chaotique, marquée par un profond sentiment d’échec.
Des débats sur la peine
La défense a jugé la sanction trop lourde, rappelant que les peines prononcées pour des infanticides liés à une pathologie mentale sont souvent plus faibles. L’enquête avait parallèlement mis en lumière une fragilité psychologique ancienne. Le père, absent lors des faits, avait été entendu par les enquêteurs. Les deux enfants étaient les premiers du couple.
Sources : Tf1 Info, France3 Régions