Un procès inédit à Paris
À Paris, douze membres de l’Ultime Liberté sont jugés pour avoir aidé à l’obtention de pentobarbital, un produit utilisé pour les euthanasies dans plusieurs pays. Selon RTL, l’enquête a débuté en 2019 après un signalement venu des États-Unis. Des autorités américaines avaient découvert des flacons dissimulés chez un habitant de Los Angeles, accompagnés d’une liste de contacts français. Les investigations ont ensuite permis d’identifier 125 acheteurs et d’associer ce produit à une trentaine de décès.
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Un réseau démantelé et un débat relancé
Plus de 100 perquisitions ont suivi en France, aboutissant à la saisie de 130 flacons de pentobarbital chez des particuliers, dont plus de 80 membres de l’association. Les prévenus, âgés de 74 à 89 ans, sont poursuivis pour détention et aide à la commande de substances interdites. Ils encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Plusieurs d’entre eux, dont le médecin retraité Bernard Senet, veulent transformer ce procès en tribune sur la fin de vie et le droit à mourir.
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