Cette mesure fait suite à des soupçons d’agression sexuelle sur un enfant. Les faits présumés remontent pourtant à octobre 2023.
Une lenteur administrative qui interroge
Selon un ancien parent d’élève cité par 20 Minutes, l’animateur aurait eu des gestes déplacés, décrits comme des caresses sur les fesses. La Mairie de Paris a confirmé « des gestes déplacés », tout en indiquant qu’une enquête administrative était en cours. La suspension est intervenue seulement après que la Direction des affaires scolaires (Dasco) a été alertée, soit près de deux ans après les premiers faits signalés.
Le dossier est désormais entre les mains du Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports de Paris, chargé de contrôler les accueils périscolaires. Un signalement doit aussi être transmis au parquet. Une réunion avec les parents a eu lieu le 12 septembre 2025. Ces derniers ont réclamé qu’une procédure pénale soit engagée.
Une autre affaire de violences sexuelles entre enfants
Ce dossier surgit alors qu’un autre scandale frappait la même école. En octobre 2023, une fillette prénommée Rosa avait confié à sa mère être victime d’attouchements sexuels répétés de la part de plusieurs garçons de sa classe. Ces faits sont détaillés dans l’ouvrage : Tableau noir. Violences sexuelles entre enfants, le phénomène massif que l’école ne veut pas voir (Stock, avril 2025).
Rosa avait décrit des gestes explicites et montré des signes de détresse : cauchemars, pipi au lit, refus d’aller à l’école. Sa mère avait alerté la responsable éducative Ville (Rev) sans obtenir de réponse pendant trois semaines. Aucun dispositif de surveillance n’avait été mis en place sur les lieux où ces agressions auraient eu lieu, notamment les petites maisons de jeux de la cour.
Des demandes de formation restées sans suite
En novembre 2023, les parents d’élèves avaient demandé que les animateurs et animatrices périscolaires de cette école soient formés à la prévention des violences sexuelles. Seuls les Rev bénéficient aujourd’hui de ce type de formation.
La Mairie de Paris n’avait jamais répondu aux sollicitations répétées de l’autrice de l’ouvrage en septembre 2024. Ce n’est qu’en septembre 2025, après plusieurs affaires, qu’une réunion a enfin été organisée. La municipalité y a rappelé les « postures éducatives attendues » et les précautions à adopter lors de la collecte de la parole d’un enfant.
Source : 20minutes