Selon les informations relayées par TF1 INFO, les flammes ont embrasé sa cellule vers six heures du matin. Une soixantaine de soldats du feu sont venus rapidement, équipés d’une quinzaine de véhicules. Malgré la maîtrise du feu, le prisonnier n’a pas survécu, son corps a été gravement brûlé. Le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête afin d’établir les causes exactes de la mort.
Profil du détenu et premières constatations
Selon l’administration pénitentiaire, la victime était seule dans sa cellule et aurait elle-même déclenché l’incendie. Condamné à une peine correctionnelle, il devait être libérable le 22 octobre. Il souffrait par ailleurs de troubles psychiatriques connus. Ces éléments laissent penser à un geste volontaire, mais les investigations se poursuivent pour confirmer les circonstances. Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) ont été dépêchées sur les lieux pour sécuriser l’établissement pendant l’opération de secours.
Évacuation des autres détenus
Afin d’éviter toute intoxication, une centaine de prisonniers a été déplacée vers la cour de promenade d’un autre bâtiment. Ils ont ensuite réintégré leurs cellules une fois la situation stabilisée. Quatre prisonniers ont été transportés à l’hôpital pour des examens respiratoires après avoir inhalé des fumées. Aucun membre du personnel n’a été blessé. D’après les autorités, seule la cellule de la victime a été détruite par les flammes.
Surpopulation carcérale
Selon les chiffres communiqués par le ministère de la Justice au 1ᵉʳ août, l’établissement affichait alors un taux d’occupation de 189,2 %. On y comptait 1.243 détenus pour 657 places disponibles. Cette surpopulation chronique, régulièrement dénoncée par les associations, rend la gestion des incidents encore plus complexe.