À la sortie du tribunal ce jeudi, Nicolas Sarkozy a réagi au micro des journalistes : « Je suis innocent. La haine n’a décidément aucune limite. J’assumerai mes responsabilités. Je déférerai aux convocations de la justice. S’ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison, mais la tête haute, avec la conviction que je n’ai rien fait de mal. Je continuerai à me battre pour ma réputation et pour que la vérité soit connue. »
Après sa déclaration, sa compagne Clara Bruni a arraché le bonnet du micro du média Médiapart qui « avait révélé et enquêté sur les soupçons de financements libyens de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 », précise l’AFP.
La classe politique n’a pas tardé à réagir suite à cette décision :
- Marine Le Pen (RN) : « L’exécution provisoire de la peine est inquiétante, sa généralisation serait dangereuse. »
- Laurent Wauquiez (LR) : « Cette décision est extrêmement sévère et humiliante. »
- Manuel Bompard (LFi) : « Les défenseurs de Sarkozy doivent accepter la décision de justice. La gravité des accusations est indéniable. »
- René-Paul Victoria, ancien député (UMP) : « C’est une grande tristesse pour nous, les militants. Nous ne pouvions pas nous attendre à cela. »
Il a annoncé son intention de faire appel de la décision. La peine est accompagnée d’une amende de 100 000 euros, d’une interdiction d’occuper une fonction publique et une inéligibilité de 5 ans. Un mandat de dépôt différé a été prononcé. Nicolas Sarkozy sera convoqué le 13 octobre prochain pour être fixé sur la date de son incarcération. Les faits reprochés concernent le financement illégal de sa campagne de 2007 par le régime libyen, le tribunal estimant que l’ancien président a indirectement laissé ses collaborateurs agir en son nom.
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