Les rires et les cris des enfants pendant la récréation sont les principales raisons de la discorde entre les deux parties.
Une école pointée du doigt pour son bruit
Jugés trop bruyants, les écoliers de 3 à 11 ans d’un établissement situé dans les Yvelines n’ont plus accès depuis mai 2025 à leur grande cour de 500 m². Ils doivent désormais se contenter d’une petite cour de 100 m², bien trop exiguë pour la centaine d’élèves. Selon actu78, l’équipe pédagogique aménage donc les récréations en plusieurs groupes pour limiter la promiscuité. Cette restriction fait suite aux plaintes de cinq copropriétaires vivant dans une résidence voisine de l’école.
Les riverains obtiennent gain de cause
Selon les avocats des plaignants contactés par actu78, les jeux des enfants empêchent certains habitants de télétravailler et perturbent le repos des retraités, même fenêtres closes. Les plaignants affirment que cette parcelle, utilisée depuis 2021 comme cour, serait « inadaptée à un usage scolaire » car trop proche de leurs logements. Malgré deux années de conciliation, aucun compromis n’a été trouvé. L’affaire a donc été portée devant la justice.
Le 15 mai 2025, le tribunal a interdit l’usage de cette cour, en s’appuyant sur un ancien règlement de Jacques Laffitte datant de 1834 qui régit le parc résidentiel. En cas de non-respect, l’école Montessori s’expose à une amende de 300 € par jour. La décision est exécutoire, donc immédiatement applicable, ce qui a forcé l’établissement à réorganiser les temps de pause.
Une école déterminée à poursuivre le combat
Le directeur de l’école, Tristan Micol, déplore une décision qu’il juge disproportionnée : « On ne parle pas d’une boîte de nuit », a-t-il réagi. L’établissement a fait appel, estimant que cette mesure met en danger sa pérennité. Certains parents envisagent déjà de retirer leurs enfants, inquiets pour les conditions d’accueil. La justice doit se prononcer sur le caractère exécutoire de cette décision le 2 octobre 2025.
En attendant, la mairie de Maisons-Laffitte soutient l’école et a autorisé l’utilisation des jardins de la Maison de la Petite Enfance, située à environ 300 mètres de l’établissement, afin que les enfants puissent continuer à jouer en extérieur malgré les contraintes actuelles.
Source : 20minutes