Le quinquagénaire veut mettre fin à ses souffrances
Alain Cocq souffre d’une maladie génétique extrêmement rare et incurable depuis longtemps. Après le refus de sa demande de bénéficier d’un suicide assisté pour abréger ses souffrances, il avait décidé de se laisser mourir. L’ homme de 57 ans a alors passé les quatre derniers jours sans traitement ni alimentation.
Il a été admis à l’hôpital lundi soir
Après une intervention du Samu, Alain Cocq a été hospitalisé lundi soir, a affirmé Sophie Medjeberg, l’avocate désignée comme mandataire pour assister le Dijonnais dans sa fin de vie. Selon RTL, elle a confié craindre qu’A. Cocq fut contre son transfert au CHU, mais le quinquagénaire lui aurait dit au téléphone qu’il avait lui-même réclamé ses soins palliatifs.
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"Il souhaite toujours partir mais dans un processus sans souffrance"
En "phase terminale depuis 34 ans", comme il l’affirme, Alain Cocq vit actuellement avec une maladie très douloureuse qui bloque ses artères. Sophie Medjeberg a indiqué que le Dijonnais souffrait beaucoup. "Il souhaite toujours partir mais dans un processus sans souffrance", a rapporté l’avocate.
Que dit la loi Claeys-Léonetti ?
La loi Claeys-Léonetti sur la fin de vie autorise en effet un arrêt des traitements et une sédation profonde pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Alain Cocq ne peut cependant invoquer ce dispositif, car il n’est pas en mesure de prouver que sa mort est imminente.