Un crime resté non résolu
Le corps sans vie de Chantal Chillou de Saint-Albert avait été découvert dénudé et en partie calciné sur un chemin en bordure de la rivière Isère à Chatuzange-le-Goubet dans la Drôme, le 2 août 2001. Les traces de coups et les brûlures constatées avaient emmenés les autorités à privilégier la thèse d’un meurtre volontaire.
Dossier rouvert en 2019
Mais malgré les pistes explorées à l’époque, l’auteur du crime ni sa motivation n’ont pu être identifiés. L’enquête était close en 2010 et l’information judiciaire était clôturée par un non-lieu. Le plateau d’investigation Cold Case (PICC) du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise a cependant rouvert le dossier en 2019.
Le meurtrier a été trahi par son ADN sur un mégot de cigarette
Après une analyse de l’archive de la procédure, l’unité de recherches spécialisée dans les affaires non élucidées avaient constaté des scellés pouvant être confrontés aux techniques modernes de la police technique et scientifique. Cette unité estimait qu’une piste étudiée en 2002 devrait être approfondie. Elle a alors découvert l’ADN d’un homme sur un mégot de cigarette découvert sur les lieux du meurtre, et sur le tee-shirt de la victime.
Un homme "très défavorablement connu de la justice"
Le présumé auteur de l’assassinat, aujourd’hui âgé d’une cinquantaine d’années, a été interpellé le 3 juin. Il a été mis en examen, vendredi à Valence, pour "meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime". Le quinquagénaire, "très défavorablement connu de la justice", aurait partiellement admis les faits. Il a été placé en détention provisoire, selon le procureur de la République, Alex Perrin, le samedi 6 juin.
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