Elles comptent faire reconnaître le manque d’actions des autorités face aux conséquences persistantes de cette affaire qui a secoué le secteur automobile mondial.
Des associations passent à l’offensive
Près de dix ans après l’éclatement du scandale Dieselgate, de nouvelles tensions émergent en France. Ce mercredi, France Nature Environnement (FNE), CLCV et ClientEarth ont intenté une action en justice devant le tribunal administratif de Paris. Elles reprochent à l’État de ne pas avoir retiré de la circulation les centaines de milliers de véhicules équipés de moteurs truqués. Selon les informations du Monde et de la cellule investigation de Radio France, les plaignants demandent que l’État soit condamné pour carence fautive. Ces organisations souhaitent également qu’une injonction assortie d’une astreinte de 50 millions d’euros par semestre soit prononcée en cas d’inaction persistante.
L’intérêt des constructeurs mis en cause
Pour ces organisations, l’État aurait privilégié les intérêts économiques des industriels au détriment de la santé publique. « Nous réclamons des mesures depuis 2023, mais aucune réponse concrète n’a été donnée », regrette Anne Lassman-Trappier, spécialiste de la qualité de l’air chez FNE, citée par Le Monde. Elle estime « ahurissant » que les autorités n’aient pas agi, malgré les preuves accumulées depuis 2015.
Des procès en suspens
Le scandale a éclaté en 2015, lorsque Volkswagen a reconnu avoir équipé 11 millions de véhicules d’un logiciel faussant les tests d’émissions polluantes. Depuis, d’autres constructeurs comme Peugeot-Citroën, Renault et Fiat-Chrysler ont été visés par des enquêtes similaires. En France, le parquet de Paris a requis quatre procès pour tromperie, mais la décision finale revient aux juges d’instruction. Tous les groupes concernés contestent les poursuites et défendent la légalité de leurs pratiques.