"Prendre une mesure à l’égard de fonctionnaires qui... sont allés au-delà de l’exercice de leurs fonctions"
Maîtres William Bourdon, Arié Alimi et Vincent Brengarth, les avocats de la famille de Cédric Chouviat ont affirmé que les proches du défunt ont écrit à Emmanuel Macron pour demander son intervention. Ils réclament la suspension des policiers récemment mis en cause dans l’enquête sur le décès du livreur.
Il s’agit d’une demande formulée maintes fois par voie de presse. Selon les avocats : "Il ne s’agit pas … de porter atteinte à la présomption d’innocence mais, de manière préventive, prendre une mesure à l’égard de fonctionnaires qui, de manière certaine, sont allés au-delà de l’exercice de leurs fonctions en étant à l’origine du décès".
A lire aussi >>> Décès de Cédric Chouviat : "La police des polices n’est pas indépendante", lance Yannick Jadot
Trois policiers mis en examen
Lors de ce contrôle policier à Paris le 3 janvier, durant lequel il a été plaqué au sol avec son casque sur la tête, Cédric Chouviat a eu un malaise. Il a été transporté dans un état critique à l’hôpital, mais a rendu l’âme le 5 janvier. Le premier rapport d’autopsie note une asphyxie, une "fracture du larynx" ainsi qu’"un état cardiovasculaire antérieur".
Début juillet, trois policiers ont été mis en examen pour "homicide involontaire" et placés sous contrôle judiciaire. Un quatrième agent, celui qui a filmé la scène de l’arrestation, a été placé sous le statut de témoin assisté. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, avait dit que l’ensemble des techniques d’immobilisation serait évalué, mais les avocats de la famille disent qu’ils n’en ont "toujours pas eu connaissance".
A lire aussi >>> Violences policières : à sept reprises avant de mourir, Cédric Chouviat a crié "J’étouffe !"