Une autre affaire 10 mois après
Il y a près d’un an, l’ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy a été la cible du site d’information Mediapart qui l’a traqué à cause de son train de vie, jugé trop mondain. Il a été contraint de quitter le gouvernement, à cette époque.
Dix mois après, une autre affaire révélée par le site est au cœur de l’actualité. Pour cette fois, Mediapart a épinglé la députée LREM, Laetitia Avia pour avoir tenu des propos discriminatoires devant son équipe, rapporte Le Figaro.
On cherche à démolir une personne
Face à cette situation, François de Rugy a réagi sur Sud Radio en défendant l’élue. "Là aussi, on cherche non seulement à polémiquer mais à démolir des personnes", a-t-il déploré. Il a également dénoncé les motivations politiques dans les révélations du site d’investigation. "Tout le monde sait très bien que Laetitia Avia est ciblée parce qu’elle porte une loi qui veut lutter contre les contenus haineux sur internet, qui veut réguler de façon très modeste internet", a-t-il précisé. D’après lui, cette initiative déplaît très fortement à Mediapart.
Ils se sont emparés d’une cible
Durant cette interview, l’ancien ministre a expliqué que lorsqu’il avait lui-même été sous le coup des accusations, il s’était dit "victime d’une cabale, d’un lynchage". "Ils ne se sont pas emparés d’un sujet mais d’une cible", a-il considéré tout en réclamant une meilleure "régulation" de la presse en ligne.
Les instances normales pour régler le conflit
François de Rugy s’est également demandé si le conflit existe entre une députée et des anciens collaborateurs parlementaires, les instances normales sont présentes pour le régler. Entre autres, il a cité les Prud’hommes, les tribunaux, ou les déontologues de l’Assemblée nationale. "Ce n’est pas à tel ou tel site internet ou média de s’ériger en juge", a martelé l’ex-ministre.
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